Fédération des Arts, du Spectacle, de l'Audiovisuel et de la Presse Force Ouvrière

le 27 juin : rassemblement aux Invalides pour l’abrogation de la Loi travail, NON à son aggravation par ordonnances

25.06.2017 | Communiqué FO

La Fasap–Fo s’inquiète des premières déclarations du nouvel exécutif :
- poursuivre la remise en cause du Code du travail par ordonnances durant l’été,
- poursuivre la remise en cause des droits collectifs et accroître les inégalités ainsi que la précarité, serait catastrophique pour les salariés du spectacle, de l’audiovisuel, du cinéma et de la presse, comme pour tous les salariés.

Déjà, la loi travail que nous avons combattue et dont nous demandons l’abrogation, remet en cause la hiérarchie des normes et le principe de faveur, instaure la suprématie des accords d’entreprise sur les conventions collectives et le Code du travail, remet en cause les majorations pour heures supplémentaires, anéantit tout encadrement national des horaires et des repos, facilite les licenciements, affaiblit la médecine du travail, par le moyen des accords dits « majoritaires » et au besoin, par les référendums d’entreprise.

Poursuivre et amplifier la loi travail comme annoncée par le nouvel exécutif, menacerait jusqu’aux salaires minima garantis nationalement par les conventions collectives, la prévoyance et la formation professionnelle. L’existence même de l’AFDAS est menacée.

C’est pourquoi nous exprimons de réelles inquiétudes face à un tel projet, véritable changement de société, pour nous FO qui sommes tant attachés aux droits collectifs, construits patiemment et difficilement. Ces droits collectifs, les salariés du spectacle, de l’audiovisuel, du cinéma et de la presse y sont profondément attachés. Ils représentent leurs protections et les moyens de leurs exigences professionnelles. Ils sont la garantie de leurs salaires, de leurs conditions de travail, de leurs droits sociaux. Ils sont l'assurance de la pérennité même de leur secteur d’activité et de leur métier.

Ces droits collectifs sont indispensables aux salariés-intermittents. Qui peut croire que les annexes 8 & 10 survivraient si l’assurance chômage était demain sous le contrôle de l’Etat et ses réductions budgétaires permanentes ?

Ces droits collectifs, les artistes en ont un besoin vital. La catastrophe sociale est déjà en marche pour les artistes du spectacle vivant, grâce à « l'accompagnement des pratiques en amateur » (article 32 de la loi dite LCAP) qui autorise les organisateurs à ne pas rémunérer les artistes lors des spectacles avec billetterie. Ne voit-on pas déjà fleurir des débats aux titres douteux, comme celui annoncé en Avignon l'été prochain, intitulé « Faut-il payer les artistes » ? Incroyable !

A l’instar de sa confédération, la FASAP-FO réaffirme son profond attachement à la liberté et à l’indépendance syndicale qui sont à la base de toutes les actions revendicatives de FO dans la négociation comme dans l’action. La Fasap-Fo appelle les salariés du spectacle, de l’audiovisuel, du cinéma et de la presse à participer au rassemblement organisé par les Unions régionales FO, CGT avec la FSU, Solidaires et l’UNEF :

MARDI 27 juin à 12h sur l’Esplanade des Invalides

 

Abrogation de la Loi travail, NON à son aggravation

03.06.2017 | Communiqué FO

Le bureau de la Fasap–Fo, réuni le 31 mai 2017, s’inquiète des premières déclarations du nouvel exécutif.
- poursuivre la remise en cause du Code du travail par ordonnances, comme annoncé pour l’été prochain,
- poursuivre la remise en cause des droits collectifs et accroître les inégalités ainsi que la précarité serait catastrophique pour les salariés du spectacle, de l’audiovisuel, du cinéma et de la presse, comme pour tous les salariés.

Déjà, la loi travail que nous avons combattue et dont nous demandons l’abrogation, remet en cause la hiérarchie des normes et le principe de faveur, instaure la suprématie des accords d’entreprise sur la branche et les conventions collectives, remet en cause les majorations pour heures supplémentaires, anéantit tout encadrement national des horaires de travail et des repos, facilite les licenciements, affaiblit la médecine du travail, par le moyen des accords dits « majoritaires » et au besoin, par les référendums d’entreprise.

Poursuivre et amplifier la loi travail comme annoncée par le nouvel exécutif, menacerait jusqu’aux salaires minima garantis nationalement par les conventions collectives, la prévoyance et la formation professionnelle. Vouloir créer une agence nationale en charge de la formation professionnelle pour le Congé Individuel de Formation (CIF), le Compte Personnel de Formation (CPF), menacerait jusqu'au devenir même de l’AFDAS.

C’est pourquoi nous exprimons de réelles inquiétudes face à un tel projet, véritable changement de société, pour nous Fo qui sommes tant attachés aux droits collectifs, construits patiemment et difficilement. Ces droits collectifs, les salariés du spectacle, de l’audiovisuel, du cinéma et de la presse y sont profondément attachés. Ils représentent leurs protections et les moyens de leurs exigences professionnelles. Ils sont la garantie de leurs salaires, de leurs conditions de travail, de leurs droits sociaux. Ils sont l'assurance de la pérennité même de leur secteur d’activité et de leur métier.

Ces droits collectifs sont indispensables aux salariés-intermittents. Qui peut croire que les annexes 8 & 10 survivraient si l’assurance chômage était demain sous le contrôle de l’Etat et ses réductions budgétaires permanentes ?

Ces droits collectifs, les artistes en ont un besoin vital. La catastrophe sociale est déjà en marche pour les artistes du spectacle vivant, grâce à « l'accompagnement des pratiques en amateur » (article 32 de la loi dite LCAP) qui autorise les organisateurs à ne pas rémunérer les artistes lors des spectacles avec billetterie. Ne voit-on pas déjà fleurir des débats aux titres douteux, comme celui annoncé en Avignon l'été prochain, intitulé « Faut-il payer les artistes » ? Incroyable !

A l’instar de sa confédération, la FASAP-FO réaffirme son profond attachement à la liberté et à l’indépendance syndicale qui sont à la base de toutes les actions revendicatives de FO dans la négociation comme dans l’action. La Fasap-Fo appelle les salariés du spectacle, de l’audiovisuel, du cinéma et de la presse à rejoindre ses syndicats, car plus que jamais, les salariés ont besoin de syndicats libres et indépendants.

Appel à manifester

20.04.2017 | Communiqué FASAP-FO

La Fédération nationale des Arts, du Spectacle, de l’Audiovisuel et de la Presse Force
Ouvrière (FASAP- FO) appelle tous les salariés du spectacle, de l’audiovisuel, du cinéma, de la presse ainsi que les artistes-auteurs à manifester le 1er mai pour la défense des acquis et l’abrogation de la loi travail.

Le 1er mai 2017 se situe entre les deux tours de l’élection présidentielle. Fidèle à sa tradition d’indépendance, Force Ouvrière n’a donné aucune consigne de vote et continuera, quel que soit le résultat des élections, à défendre en toute indépendance les intérêts particuliers des salariés.

Pour la FASAP-FO, le 1er mai 2017 doit être l’occasion de manifester son attachement:
- au service public en général, de la radio, de la télé, du spectacle vivant en particulier
- au Code du travail, aux conventions collectives et accords collectifs existant
- à l’emploi et au salariat, notamment celui des artistes
- à la démocratie sociale et aux libertés syndicales.

Lors du Conseil fédéral de la FASAP réuni ce jour, nous avons examiné les conséquences des premiers décrets d’application de la Loi Travail. Nous nous alarmons des nombreuses dispositions conventionnelles nationales menacées telles que les congés payés, la durée du travail, les temps de repos, la rémunération des heures supplémentaires, de nuit, la médecine du travail....Tout au long du Printemps 2016, la Fasap–Fo a appelé les salariés du spectacle, de l’audiovisuel, du cinéma, de la presse ainsi que les artistes-auteurs à manifester pour le retrait de la Loi travail puis, adoptée aux forceps à l'aide du 49.3, pour son abrogation. Ses représentants continueront, quels que soient les résultats des élections dites de «représentativité» dont nous continuons , à l’instar de notre confédération, à demander l’abrogation des lois afférentes, à défendre les droits acquis des salariés garantis par les conventions collectives nationales et accords d’entreprise existant.

La Loi travail prévoit également la fusion de conventions collectives. Le Conseil fédéral réaffirme son opposition à cette perspective ainsi qu'il l’a déclaré le 16 janvier dernier, de telles fusions menaceraient les droits des salariés.
Les projets de décret et circulaire d’application de l’article 32 de la LCAP étendent encore les possibilités de recourir à des "artistes amateurs", bénévoles, en lieu et place d'artistes professionnels. Pour ces derniers, c’est une atteinte à leur métier et à leur statut de salarié. C’est une atteinte même à la création et à la qualité des spectacles programmés jusqu’au cœur des institutions publiques. C'est pourquoi, le Conseil fédéral de la FASAP-FO les condamne.

Pour toutes ses raisons, plus que jamais, la FASAP-FO appelle les salariés du spectacle, de l’audiovisuel, du cinéma, de la presse ainsi que les artistes-auteurs, à manifester, à l’occasion du 1er mai :
- pour l’abrogation de la Loi travail et la défense du Code du travail
- pour la défense des conventions collectives et accord collectifs existant
- pour la défense du statut de salarié des artistes interprètes
- pour la défense du service public de la radio, de la télé et du spectacle vivant.

1er Mai : Syndical, Revendicatif et de Résistance

24.03.2017 | Communiqué URIF

L’indépendance de la CGT-FO l’a toujours conduite à ne pas donner de consignes de vote. Ce sera encore le cas cette année à l’occasion de l’élection présidentielle, ni au premier tour, ni au second. Elle considère qu’élections ou pas, les revendications continuent et qu’elle s’opposera à toutes les attaques contre les salarié(e)s et la République.

L’URIF FO, qui s’inscrit totalement dans cette démarche, considère que ce 1er Mai entre les deux tours doit rester un premier mai syndical et revendicatif. Fidèle aux actions des dernières années et particulièrement de celles de 2016, elle poursuivra sa mobilisation pour l’abrogation de la loi Travail alors que plusieurs candidats voudraient encore durcir ce qui a été imposé par le 49-3. Elle s’opposera avec force à la casse de la Sécurité Sociale et exigera le retour aux origines de 1945 qui permettaient de prendre en charge le malade du début de la maladie jusqu’à la guérison.

Elle mettra tout en œuvre pour que le paritarisme reste la règle en s’opposant à la volonté du gouvernement de reprendre la question de l’UNEDIC en cassant ainsi l’assurance chômage.

Elle combattra toutes les velléités conduisant à l’éclatement des services publics : Hôpital – Éducation – Énergie – Transports – Sécurité – Communication etc. Elle continuera d’exiger la renationalisation de ceux que l’on a privatisés. Elle s’opposera à la destruction des statuts des fonctionnaires et à la baisse drastique des effectifs dans le même temps où elle combattra la volonté de faire disparaitre les régimes spéciaux.

Elle s’opposera avec force à de nouvelles réformes des retraites remettant en cause l’âge de départ mais également la répartition en la remplaçant par un
régime à points totalement inégalitaire et ne connaissant plus la solidarité intergénérationnelle. Elle continuera sa lutte pour l’augmentation des salaires, des retraites, des minima sociaux tout en s’attachant par la consommation à faire que l’emploi se développe.

Elle poursuivra les actions conduisant à s’opposer à tous les pactes d’austérité comme elle l’a fait contre le pacte de responsabilité qui entraine misère, précarité,chômage.
Elle combattra les critères de convergence, les ukases de la Commission Européenne, de la Banque Européenne et du FMI. Ces gouvernements qui se sont succédés étaient aux ordres, ceux qui arrivent le seront aussi.

Plus que jamais, le syndicalisme doit rester libre et indépendant et poursuivre le combat avec les salariés sur leurs revendications, notamment pour l’abrogation de la loi travail majoritairement rejetée. Résistance avec ceux qui rejettent à 70% cette loi Travail et son application par le 49-3.

Ce sont les bases d’un accord possible pour organiser le 1er Mai en commun, comme nous avons été capables de le faire en 2016.

Les mobilisations des dernières années contre l’ANI, le pacte de responsabilité, les lois Macron 1 et 2, Rebsamen, NOTRe, Touraine etc. ont démontré la puissance d’un syndicalisme combatif et qui résistera. Il est possible de poursuivre dans cette voie pour tous ceux qui le souhaiteront.

Résolution du Conseil Fédéral du 16 janvier 2017

25.01.2017 | Communiqué FO

Le Conseil Fédéral de la Fédération des Arts, des Spectacles, de l’Audiovisuel et de la Presse a discuté du projet gouvernemental de « restructuration » des branches et de fusion de conventions collectives. Le Conseil fédéral s’interroge sur les motifs du maintien d’un tel projet alors que la Loi Travail et ses décrets d’application permettent déjà de déroger en de nombreux points à toute convention collective.

Il apparait qu’un tel projet dans les secteurs professionnels de notre Fédération et de ses syndicats remettrait en cause particulièrement les conventions collectives liées à l’existence du secteur public du spectacle vivant et de l’audiovisuel.

D’aucuns prétendent que le secteur de l’audiovisuel devrait avoir une « convention collective » de branche, autrement dit public-privé. Une telle perspective remettrait en cause les acquis garantis tant par l’accord d’entreprise France télévisions que par la continuation d’application de la convention collective de la Production et de la Communication Audiovisuelle à Radio France. Il en est de même dans le secteur du spectacle vivant. De nouvelles fusions de conventions collectives seraient l’occasion de niveler par le bas les droits des salariés alors que déjà, dans les secteurs du spectacle vivant et de l’audiovisuel, nous sommes passés entre 2005 et 2015 de 20 à 9 conventions collectives.

Une convention collective unique du Spectacle Vivant comme le revendiquent certains conduirait à un nivellement par le bas des droits des salariés. Comment imaginer des clauses communes à des secteurs aussi différents que le Bals ou le Cabaret et celui des institutions publiques subventionnées? Les clauses communes existent déjà; ce sont celles du Code du travail pour la défense desquelles, avec notre Confédération, nous nous sommes battus pendant des mois.

Depuis 2005, nous avons au travers de centaines de réunions, déjà renégocié nos conventions collectives. Leur réalité actuelle correspond à des pratiques et à des économies distinctes.

C’est pourquoi le Conseil fédéral de la FASAP-FO combattra toute « restructuration-fusion » des conventions collectives de son champ avec la Confédération Force Ouvrière, alerte les autres Fédérations des dangers d’une telle perspective.

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