Fédération des Arts, du Spectacle, de l'Audiovisuel et de la Presse Force Ouvrière

Les salariés de Radio France ne sont pas seuls

23.03.2015 | Communiqué de la Fédération générale des Fonctionnaires FO

Partout dans le pays, la mobilisation monte pour exiger le retrait du pacte d’austérité, dit “pacte de responsabilité”, car il a été signé par trois organisations. Force Ouvrière, la CGT et Solidaires ne l’ont pas signé.
Ces deux confédérations et cette organisation syndicale, rejointes par la FSU, ONT DÉCIDÉ IL Y A UN MOIS DE LA GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE le 9 avril et de la manifestation nationale à Paris.
Elles exigent le RETRAIT DU PACTE D’AUSTÉRITÉ : 50 Milliards, pillés dans les services publics et la Sécurité Sociale puis directement versés au patronat, qui renforce son activité spéculative et ne crée AUCUN EMPLOI. De plus, la Commission Européenne, émanation des groupes financiers européens et américains, exige que le gouvernement aille encore plus loin… D’ores et déjà, à Radio France, le pacte d’austérité implique la non prise en charge des travaux par l’Etat, l’amputation budgétaire de 51 Millions, sciemment aggravée par la Direction de Radio France dans des travaux pharaoniques, comme la construction d’une porte monumentale côté parvis. La Direction, qui affiche un total mépris pour les missions de service public de la Radio, pour les professionnels, pour l’ensemble du personnel et pour les auditeurs, avoue envisager la fermeture quasi définitive des studios de production situés entre les portes F et D, studios actuellement fermés à cause des nuisances sonores qu’ils subissent.
La “réhabilitation”, ensemble de mesures architecturales à géométrie très variable, est le prétexte à une opération d’envergure, que la Direction commence à avouer : la fermeture des structures de production, et l’externalisation de la production (réduite, on s’en doute). Déjà, l’externalisation est à l’œuvre ou sérieusement envisagée avec les personnels de nettoyage, avec les services d’accueil et de sécurité, avec les ateliers.

Les salariés n’acceptent pas!
Ils l’ont démontré le 11 février dans leur grève massive, où tous les métiers étaient rassemblés, et où ils ont affronté la Direction, qu’ils ont obligée de descendre en studio.
Ils l’ont démontré le 19 mars.
La Présidence et la Direction tentent de passer en force. Ils déclarent n’avoir “aucun tabou” pour “normaliser” Radio France et mettre à genoux le personnel : suppressions d’emplois, externalisation, vente de parties du bâtiment, emprunts impliquant plans sociaux et modification des missions de la Radio publique… Ils parient sur la peur et le découragement, comme cela a été expliqué en AG.
Sur quoi s’appuient-ils pour oser ?
Direction et Présidence s’appuient sur la politique d’austérité, d’abandon des services publics, de soumission aux intérêts les plus vils et les plus mercantiles de la part gouvernement, à l’image de la politique qui a provoqué la fermeture de la Radio-Télévision en Grèce. Les 51 Millions qu’on nous vole, c’est directement une conséquence du pacte d’austérité (50 Milliards).

Pour arracher le retrait du pacte d’austérité, avec toutes ses conséquences sur les entreprises publiques, il faut bloquer le pays ! Les salariés de Radio France peuvent et doivent s’appuyer sur l’ensemble des salariés de ce pays.

Il en est de même pour la loi Macron, que, là encore, FO, CGT et Solidaires ont rejetée, qui favorise les licenciements, et restreint les possibilités de contrôle des syndicats sur les entreprises, les possibilités de défense des salariés.
À Radio France, loi Macron et projet de verticalisation de la production doivent s’articuler pour faciliter les mini-plans sociaux, les licenciements purs et simples, la casse de la Radio Publique.
Là encore, c’est l’ensemble des salariés qui peuvent, par la grève du 9 avril arracher le retrait de cette loi infâme, la loi des patrons.

Toutes les catégories de salariés à Radio France veulent être représentées, en même temps, dans la grève, car seule l’union fait la force.

Mathieu Gallet n’a pas sa place dans le service public. Ce président qui fait refaire son bureau pour 105000 euros et prétend nous “normaliser”, nous obliger à devenir ce que nous ne voulons pas être: les variables d’ajustement, donc les victimes, de spéculations financières doit démissionner.

DÉCLARATION DES ORGANISATIONS SYNDICALES CGT, FO et Solidaires

Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minimas sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroit en période de crise.

Réunies le 17 février 2015, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires affirment leur détermination pour faire aboutir ces revendications et lutter contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement.

Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses).

De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.

Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires s’engagent dans un processus de mobilisation. Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraité(e)s et les chômeurs(ses) à se mobiliser et appellent l’ensemble des salarié(e)s, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

LES SALARIÉS DE RADIO FRANCE NE SONT PAS SEULS : avec l’ensemble des salariés, ils peuvent exiger le retrait du pacte d’austérité et le retrait de la loi Macron.

LE JEUDI 9 AVRIL, GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE! Tout doit converger, tout doit concourir au succès de cette première grève de TOUS pour TOUS !

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