Fédération des Arts, du Spectacle, de l'Audiovisuel et de la Presse Force Ouvrière

« Le travail se finance et se paie »

26.07.2013 | Communiqué Force Ouvrière - CCN Cinématographie

Nous avons décidé de ne pas signer le titre III - celui des artistes interprètes et des artistes de complément- de la future convention collective de la production cinématographique, contrairement à ce que le gouvernement et certaines organisations laissent entendre.

Des points de litige avec les producteurs demeurent. Particulièrement, nous ne saurions accepter le calcul des majorations du salaire de l’artiste sur la base du salaire minimum. Il remet en cause des décennies de pratique où la référence était le salaire réel horaire de base de l’artiste engagé.

Concernant les artistes de compléments, notre demande d’alignement avec les techniciens « extra » été refusée par l’API. Elle concernait essentiellement la durée du travail (7h), les majorations (100% au dessus de 10h) alors même que nous avions accepté de renoncer à des acquis tels que les horaires et majorations de nuit, par « souci » d’ ‘ « harmonisation » prônée par les employeurs eux-mêmes. La situation des artistes de complément s’est même aggravée par l’instauration d’un nouveau seuil discriminatoire et d’une demi-heure de travail gratuit au prétexte de l’émargement, ce qui est inacceptable et contraire au Code du travail.

En outre, nous n’acceptions pas d’accroitre encore la perte de salaire des Techniciens qui, déjà, perdent 20% dans l’annexe III du titre II, comme l’ont demandé le 1er juillet les ministères du travail et de la culture. Nous nous étonnons du report au 1er octobre de l’effet d’extension alors que le ministre Michel Sapin s’y était engagé pour le 1er juillet. Saluer « le courage du gouvernement » comme l’ont fait certaines organisations le 1er juillet au ministère du travail nous semble excessif.

« Je ne fais pas le lien entre la question des films fragiles et la discussion budgétaire » nous a précisé lors de cette réunion la représentante du ministère de la culture. Des « mécanismes méritent d’être revus, en particulier il faut examiner les films de la diversité ». « Films de la diversité », « films fragiles » ! Non, ce ne sont que des métaphores-feuilles de vigne pour les films sous financés.

C’est bien la question du financement qui résoudrait celle des films sous financés, comme l’a rappelé le 1er juillet la secrétaire générale de la FASAP-FO : « Le travail se finance et se paie (…) ». Et d’ajouter : « Cela vaudrait la peine de demander à l’Etat les moyens de satisfaire aux demandes élémentaires et légitimes des acteurs et des acteurs de complément. »

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