Fédération des Arts, du Spectacle, de l'Audiovisuel et de la Presse Force Ouvrière

Concertation consacrée à "l'intermittence", la FASAP-FO informe

24.11.2014 | Communiqué FASAP-FO

Sous la présidence d’Hortense Archambault, Jean Patrick Gille et Jean Denis Combrexelles la concertation consacrée à l’intermittence décidée en juin par le premier ministre s’est poursuivie en septembre, octobre, novembre…

Les organisations syndicales FO, CGT, CFDT, CFTC, CGC et patronales siégeant à l’UNEDIC ainsi que l’UNSA et les fédérations d’employeurs du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel, la CIP et les associations d’élus y participent.
Plutôt que d’en faire une synthèse à notre façon, nous préférons publier de larges extraits des débats, selon nos notes prises en séances.

Chacun peut le constater : les positions réelles des uns et des autres, telles qu’elles ont été exprimées lors de ces tables rondes, permettent d’éclairer les vraies raisons de la polémique autour de la convention d’assurance chômage.

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En conclusion…

- Plutôt que la « renégociation d’un avenant qui modifierait profondément les annexes 8 & 10 », comme le demande le SYNDEAC, Force Ouvrière préfère s’arc bouter sur les acquis interprofessionnels financés par le salaire différé et le maintien en son sein des annexes 8 & 10. Alors que le gouvernement et le MEDEF veulent eux-mêmes déjà une renégociation, qui peut croire qu’elle ne serait pas encore plus difficile qu’en mars dernier ? Les annexes 8 & 10 y survivraient-elles ?

- Plutôt que de considérer que « les conditions d’emploi, le droit dans notre secteur est édicté par l’ouverture de droits assurance chômage » comme le fait le SYNDEAC, Force Ouvrière préfère continuer à défendre le Code du travail et les conventions collectives qui devraient s’appliquer dans nos secteurs comme dans tous les secteurs professionnels. C’est d’ailleurs ce même code du travail et ces mêmes conventions collectives qui garantissent aux artistes le plein et entier statut de salarié.

- Plutôt que de considérer « l’activité dans nos secteurs comme par nature « intermittente » comme le fait la CIP, en écho à de nombreux employeurs, nous préférons continuer à défendre le Cdi comme devant rester le contrat de travail de référence et à défaut, des CDD de longue durée. SYNDEAC et CIP clament que nous serions « dans une économie de projet » pour justifier son opposition au Cdi. Nous considérons pour notre part que si la réalisation d’un projet est par nature éphémère, l’activité des établissements est pérenne et justifie le recours au Cdi.

À l’occasion des discussions sur la protection sociale lors des groupes de travail des 18 septembre et 5 novembre, on comprend que la campagne mensongère contre la nouvelle convention d’assurance chômage et contre l’assurance chômage elle-même financée par le salaire différé, relayée à grands renforts de médias, trouve son origine dans un acharnement contre notre système de protection sociale « à la française », financée les cotisations des salariés et géré paritairement.

Pour l’UFISC, dont le SYNAVI fait parti : il faut « construire le droit commun de la sécurité sociale à l’occasion du budget de la sécurité sociale », lequel décrète 31 milliards supplémentaires d’exonérations de cotisation !

Pour la CIP : « Il faut repenser le modèle social ; une redéfinition de l’accès à la protection sociale. On a là un petit sujet (le problème du maintien des droits en cas de congés maladie, maternité ; les salariés concernés apprécieront) qui permet de penser différemment la protection sociale, faire « peau neuve ».

Force Ouvrière préfère pour sa part se battre contre toute remise en cause de notre protection sociale, menacée tout comme nos services publics par le Pacte d’austérité, et d’appeler les salariés du spectacle, de l’audiovisuel, de la presse et du cinéma à se rassembler le 16 décembre 2014, pour son RETRAIT.

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