Fédération des Arts, du Spectacle, de l'Audiovisuel et de la Presse Force Ouvrière

La FASAP-FO informe...

26.08.2014 | Communiqué FASAP-FO

Les quatre tables rondes décidées le 24 juin par le Premier ministre ont eu lieu les 10, 17 et 24 juillet dernier. Les organisations syndicales FO, CGT, CFDT, CFTC, CGC et patronales siégeant à l’UNEDIC ainsi que l’UNSA et les fédérations d’employeurs du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel, la CIP et les associations d’élus y participaient. Hortense Archambault, Jean Patrick Gille et Jean Denis Combrexelles étaient chargés de les organiser.
Plutôt que d’en faire une synthèse à notre façon, nous préférons publier de larges extraits des débats,
selon nos notes prises en séances. Les enregistrements des débats font foi. Ainsi chacun pourra se rendre compte par lui-même des positions de chacun, et si elles répondent ou non aux inquiétudes des salariés du secteur.

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En Conclusion…

Depuis des mois, Force Ouvrière est calomniée pour sa signature de la nouvelle convention d’assurance-chômage : « Ne tiennent pas compte des réalités du secteur » (SYNDEAC) à « menteur » et « traitre » (CIP) ou adepte de « volte face à 180° » (FNSAC-CGT). Pourtant au terme de ces quatre tables rondes, chacun peut constater ce que chacun défend réellement.

Concernant l’assurance chômage :

. Plutôt qu’une « caisse autonome » comme le MEDEF l’avait souhaitée dès le 13 février, caisse autonome qu’il a à nouveau évoqué le 24 juillet, Force Ouvrière continuera à se battre contre toute caisse autonome ou co-financement par l’Etat, pour le maintien de l’assurance chômage financée par les cotisations et le maintien des annexes 8 & 10 dans la solidarité interprofessionnelle qu’elle garantie

. Plutôt qu’un dépeçage de notre indemnisation-chômage, répartie entre « solidarité interprofessionnelle », « solidarité professionnelle » et « solidarité nationale » comme l’évoque la CFDT, Force Ouvrière continuera à se battre pour le maintien intégral des annexes 8 & 10 dans le cadre de la convention interprofessionnelle d’assurance chômage

. Plutôt qu’une « refonte du système », plutôt qu’une « sécurité sociale professionnelle » instaurant de prétendus « droits attachés à la personne » comme le propose la fédération CGT du spectacle dans son communiqué du 24 juillet, c’est-à-dire un bouleversement du système actuel, Force Ouvrière continuera à se battre pour la défense des acquis collectifs de la convention d’assurance-chômage et des annexes 8 & 10, dont Force Ouvrière est à l’origine de la création.

Que veut dire « des droits attachés à la personne » ? Dans le contexte économique actuel du pays et alors que les syndicats se sont toujours battus pour des droits collectifs, « des droits attachés à la personne », individuels, ne sont-ils pas une chimère ? Que veut dire « sécurité sociale professionnelle » ? Les salariés devront-ils prendre une assurance personnelle pour avoir quelques garanties ?

. Plutôt qu’un plafonnement à 2816 euro (cumul salaires + indemnités), plus de 20 000 salariés intermittents seraient concernés, comme le propose le Comité de suivi et en son sein le SYNDEAC et son « étude indépendante », Force Ouvrière continuera à se battre pour le respect du principe assurantiel de la convention d’assurance-chômage où tout salarié au chômage a droit à être indemnisé

. Plutôt qu’un différé pouvant aller jusqu’à la suppression de toute indemnisation, plutôt qu’une exclusion du régime dès lors, ô scandale, qu’un salarié-intermittent gagnerait 3 000 euro (40 000 salariés-intermittents « n’auraient pas besoin d’être indemnisés » !!) comme le propose la CIP membre aussi du Comité de suivi, Force Ouvrière continuera à se battre pour l’indemnisation de tous les demandeurs d’emploi et de tous les salariés-intermittents

Concernant les conditions de travail, le volume d’emploi et les salaires

. Plutôt que « des spécificités des conditions d’emploi du secteur » qui justifieraient toujours plus de précarté, « durable », comme le défendent le SYNDEAC et la CIP, Force Ouvrière exige que le CDI reste le contrat de travail de référence, le CCD dit d’usage comme le CDD en général, une exception.
La création est un processus fragile, éphémère, précaire. En déduire une nécesaire précarité de ceux qui y contribuent, artistes et techniciens est un scandale qui doit cesser.

. Plutôt que la précarité pour l’éternité comme le défendent le SYNDEAC et la CIP qui s’opposent avec acharnement au CDI et à l’emploi permanent, Force Ouvrière exige dès à présent la requalification d’au moins 5 000 emplois en CDI avec prise en compte de l’ancienneté dans la profession pour tous les salariés qui le souhaitent, artistes compris ; n’en déplaise au SYNDEAC dont la direction actuelle renie lles racines même du théâtre public dans notre pays, Force Ouvrière exige le rétablissement des Troupes permanentes d’artistes et le maintien des Ensemble orchestraux existants.

. Plutôt que de reporter la rémunération des salariés-intermittents sur l’assurance-chômage par la sous déclaration permanente et endémique des heures de travail comme le font lcertains employeurs, Force Ouvrière exige le paiement de toutes les heures travaillées bet des durées de contrats correspondant à la réalité travaillée.

Les artistes et les techniciens doivent pouvoir vivre comme tous les salariés vivre de leurs travail, de leurs salaires et de leurs droits.

La FASAP-FO constate que dans ce domaine les trois fédérations du spectacle FO, CGT et CFDT portent des demandes communes. Aussi nous pensons, dans l’intérêt de la création et des salariés, qu’il est possible de trouver un terrain d’entente pour agir ensemble face aux baisses des budgets publics et aux abus permanents de certains employeurs, premiers responsables avec l’Etat de la précarité actuelle des salariés du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel. Mais le préalable est que cesse la désinformation et la calomnie.

La concertation qui va reprendre le 18 septembre, concertation inscrite à la nouvelle convention d’assurance-chômage (article 6), doit être une chance pour permettre de résoudre toutes les questions et difficultés liées à l’emploi, aux contrats et aux salaires. C’est la volonté de Force Ouvrière.

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