A l’issue du second tour des élections législatives qui s’est tenu le 7 juillet dernier, la nouvelle composition de l’Assemblée nationale est désormais connue. Aucune majorité absolue ne s’est dégagée et à ce jour, le Premier ministre n’a pas été nommé, le gouvernement actuel continuant de « gérer les affaires courantes ».
Dans ce contexte politique incertain, la confédération, conformément à la déclaration de la commission exécutive, réunie le 11 juillet, continue de rappeler sa ligne de conduite et ses revendications.
Comme elle l’a toujours fait depuis sa création en 1948, et conformément à ses statuts, FO ne s’est pas immiscée dans les débats et n’a donné aucune consigne de vote à l’occasion des élections législatives.
Pour mémoire, nous vous adressons le manifeste pour l’indépendance syndicale, que la confédération a publié à la veille des élections législatives de 1978. Ce manifeste commençait par ces mots « Fidèle à ses statuts et à l’esprit de la Charte d’Amiens, la C.G.T. FORCE OUVRIERE n’entend donner aucune consigne de vote, laissant à chaque travailleur, en tant que citoyen, la pleine liberté du choix de ses élus politiques. Le mouvement syndical authentique ne saurait, sous peine de perdre son indépendance, s’engager dans l’action politique des partis, que ce soit sur le plan électoral ou sur le plan d’un programme de gouvernement. »
Parce qu’elle considère que le rôle d’une organisation syndicale n’est pas de désigner ou peser sur le choix d’un Premier ministre ou la couleur politique d’un gouvernement, la confédération n’appellera ni à se rassembler ni à manifester le jeudi 18 juillet, à l’ouverture de la nouvelle législature, et continuera à porter ses revendications.
